Supposez que cela se produisît sur la scène, et imaginez qu’au milieu d’Éliante, de philinte, d’acaste,

Or ce qu’il faut bien comprendre, c’est que les sensations que nous font éprouver les oeuvres classiques sont tout aussi réelles, mais qu’elles sont d’un autre ordre, et d’un ordre supérieur. En pareil cas, on se console naïvement en disant que l’oeuvre a vieilli, tandis que c’est tout le contraire qui est le vrai: l’oeuvre a gardé son âge, et nous seuls nous avons vieilli. Leurs relations avec le drame. Dans _la Charbonnière_, un tableau représentait une salle d’hôpital. Ce sera un secrétaire, une bibliothèque, une table chargée de papiers ou un trophée d’armes, dont la vue détermine dans l’esprit soit une possibilité, soit une probabilité.

Que nous sommes déjà loin cependant des tréteaux sur lesquels, dans l’_Avocat Patelin_, maître Guillaume vient étaler ses pièces de draps! Or la veille du jour où vous avez vu _Bertrand et Raton_, vous aviez pu voir _Pot-Bouille_ à l’Ambigu et admirer le magasin des Vabre avec son élégant escalier en spirale, avec ses commis, ses acheteuses qu’un équipage réel attend à la porte; et le lendemain vous avez peut-être vu _la Charbonnière_ à la Gaîté.

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