Si l’on dressait la liste de tous les auteurs ayant joui d’une grande réputation de leur

Comme la musique dans le mélodrame et dans le vaudeville, la mise en scène n’avait eu jusqu’alors qu’un rôle, celui d’environner le spectateur d’une sorte d’atmosphère passionnelle, et de créer un milieu adapté à l’émotion née du développement de l’action dramatique. Les raisons que nous avons présentées sont artistiques et comme telles de plus grande valeur.

Mais qu’il s’agisse de monter un drame dont l’action se déroulerait en Turquie, on éprouvera des difficultés presque insurmontables. Ce que nous cherchons dans le théâtre, en dépit de l’école réaliste, qui a absolument tort sur ce point, c’est une image des idées acquises et enregistrées par notre esprit; c’est le spectacle de passions analogues à celles qui pourraient nous agiter. Le théâtre français lui-même n’échappe pas au même phénomène. Qui songe à reprocher à ces personnages de s’asseoir et de discourir au beau milieu d’une place publique? Qu’importe, pourvu que ces personnages nous éblouissent des étincelles de leur esprit, que la vérité psychologique et que l’observation morale naissent du choc de leurs caractères et du conflit où les engagent leurs passions! Ce spectacle a le pouvoir magique d’offrir à nos méditations l’être humain, dégagé de toutes les réalités qui l’encombrent et le masquent.

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