Si, au contraire, il est sensible que l’auteur a voulu subordonner la représentation de l’idée à

Nous ne jugeons donc, au théâtre, des objets que par leur aspect extérieur.

Voilà une des faces du phénomène; examinons l’autre. Au second acte, Clytemnestre et Iphigénie doivent porter des costumes simples; mais, si Clytemnestre, qui ne quitte pas la tente d’Agamemnon, conserve jusqu’à la fin le même vêtement, il ne doit pas en être de même d’Iphigénie, qui au troisième acte doit paraître le front couronné de fleurs et enveloppée jusqu’aux pieds d’un voile d’une éblouissante blancheur, dont au cinquième acte, en s’abandonnant aux mains des soldats, elle se couvrira le visage.

C’est donc par une conséquence logique que le décorateur et le metteur en scène se sont faits tapissiers et en quelque sorte bibelotiers, et qu’ils ont dû chercher à donner au matériel figuratif cette physionomie personnelle qui est la caractéristique de la mise en scène moderne. Comme dans la vie réelle, le spectateur perd la notion du temps dès que son attention est détournée; il perd alors de vue ce concept abstrait pour lequel il ne possède pas d’unité de mesure absolue.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.