Que le surlendemain les deux mêmes acteurs reparaissent dans _mademoiselle de belle-isle_, sous les traits du

Dans l’art, on ne peut suivre pas à pas les progrès d’une évolution, mais on peut périodiquement mesurer le chemin parcouru.

Et encore c’est théoriquement que je compte ce dernier qui en fait n’existait pas et dont par conséquent la décoration correspondante serait restée d’une parfaite inutilité. Dès les premières pages de ce volume, nous avons dit l’intérêt supérieur qui s’attache à la représentation des oeuvres classiques.

Il n’a gardé sa place que dans les théâtres voués encore au mélodrame et dans ceux où l’on cultive les genres mixtes qui tiennent de l’opérette et de l’ancien vaudeville. Ce but, quoique plus humble, est cependant celui qui seul justifie les prétentions de l’école réaliste. Il ne peut en être qu’une des causes formelles. Si l’un d’eux doit représenter une scène de folie, ira-t-il à Bicêtre étudier un fou particulier dont il s’efforcera de reproduire identiquement les airs, les gestes et toutes les manies? Non pas; mais il cherchera dans une visite générale à rassembler dans sa mémoire les traits communs qui se retrouvent dans tous les fous d’une même catégorie; surtout il s’efforcera, par une attention toute subjective, de tirer des ténèbres de son esprit l’idée qu’il se fait d’un fou et de bien se pénétrer, pour les reproduire, des traits qui composent cette image idéale.

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