Pour éclaircir cette question, il convient d’examiner à ce point de vue deux oeuvres dramatiques dans

Dans un drame intitulé _Smilis_, joué récemment à la Comédie-Française, on voyait, au premier acte, deux vieux amis, l’un amiral, l’autre commandant, se retrouvant après une longue séparation, tomber dans les bras l’un de l’autre. Le comédien doit donc s’efforcer de bien discerner les traits dont se composent les idées des spectateurs; et son ambition constante est de découvrir quelques-uns des caractères communs, si faibles qu’ils soient, que ses prédécesseurs ont négligé de mettre en évidence; enfin de se rendre compte des modifications que le temps ou des circonstances particulières ont apporté à ces idées.

Les Grecs contemporains de Sophocle ne reconnaîtraient certainement pas la tragédie du plus grand de leur poète dans l’_Oedipe roi_ qu’on joue actuellement à la Comédie-Française.

. Pendant que les peintres préparent et brossent les décors, on monte la pièce. On a vu cependant, par l’exemple que nous avons cité du _Misanthrope_, qu’il y a place, même dans ces cas-là, pour des écarts considérables.

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