Par conséquent, l’école est condamnée à n’introduire dans ses tableaux qu’un minimum d’action dramatique, et c’est

Ces deux lois essentielles sont: la première, la loi de proportion, que nous étudierons dans le présent chapitre; la seconde, la loi d’apparence, dont nous réservons l’examen au chapitre suivant. Cette nécessité inéluctable de ne pas blesser la raison du spectateur, de ne pas l’induire à de faux jugements, de ne pas l’égarer sur de fausses pistes, a fait imaginer de classer tout ce qui, en dehors des acteurs, se rapporte à la mise en scène du drame en deux catégories distinctes, la première feinte et immobile, la seconde réelle et mobile. Nous pouvons tirer quelques conclusions des idées exposées dans le chapitre précédent. Le théâtre ne peut véritablement s’applaudir que lorsqu’aux moments précis les effets attendus se manifestent dans toute leur intégrité. On en tient compte, sans doute, dans une certaine mesure, les hommes surtout, car les femmes y résistent ou plutôt se révoltent contre elle. Au lever du rideau, le peuple est à genoux, tendant ses mains suppliantes vers le palais d’Oedipe.

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