Nous, hommes du xixe siècle, qui nous piquons d’exactitude, souvent plus que de raison, en sommes-nous

C’est donc ici qu’apparaît la mise en scène, dont les lois imposent une limite aux prétentions de l’école. Du caractère général de la décoration et des costumes. La nature ne doit y entrer que par ses rapports avec la vie, et par le rôle passif qu’elle joue dans le développement de l’activité humaine.

Et cette représentation illustre immédiatement notre lecture et lui sert de mise en scène idéale: mise en scène toujours discrète, qui paraît, s’efface, disparaît et reparaît sans s’imposer à notre esprit, sans le distraire; décor mobile où tout reste à son plan et qui se rapproche ou s’éloigne au gré de notre imagination. On a abusé à un certain moment du moyen âge et de la chevalerie; or, ce qu’en 1830 on croyait être, soit le langage, soit l’esprit du moyen âge, n’est aujourd’hui à nos yeux que le langage et l’esprit de 1830. Les arbres qui montent jusqu’aux frises dérobent au spectateur la vue du ciel. On a souvent voulu transporter les théâtres étrangers sur la scène française, notamment les drames de Shakspeare.

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