Nos décorations ont perdu cet avantage

De la représentation de la mort. Il ne faut insister que sur les détails qui ont un lien étroit avec l’action; dès que l’attention du public se détourne vers quelque autre objet, il faut que le repas s’efface et prenne fin. Il lui est donc interdit de composer des tableaux où doit éclater la contradiction qui résulte de la juxtaposition d’êtres soumis à la perspective réelle de la nature et d’objets soumis à la perspective fictive des théâtres.

Elles seraient, en effet, en contradiction avec la représentation que notre imagination nous fait de la vie orientale, et c’est cette représentation-là que nous doit le metteur en scène. L’acteur doit éviter l’accidentel. Elle facilite singulièrement à l’auteur la mise en marche de l’action, et évite aux personnages l’ennui de faire et au public celui d’entendre l’exposé de leurs sentiments les plus intimes. On ne peut nier que la réalité, en montant sur la scène et en venant y jouer le rôle qui lui est propre et y exercer une influence contingente, ne contribue, absolument comme cela se passe dans la vie, à modifier, à diversifier et, par suite, à enrichir la pensée poétique en lui fournissant des formes nouvelles et imprévues.

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