Les deux conditions que nous venons d’énumérer ne sont pas les seules que doit remplir un

Dans l’art, on ne peut suivre pas à pas les progrès d’une évolution, mais on peut périodiquement mesurer le chemin parcouru. Du vrai et du vraisemblable. Or, tout ce qui nous est étranger est, à un degré quelconque, un peu chinois pour nous. Bien différente et moins justifiable serait l’intervention d’une cause objective, si celle-ci était une cause première, si, par exemple, le caractère de la décoration devait peser sur la résolution du personnage dramatique. Ce problème est dominé par un mot dont il faut bien comprendre le sens et la portée; c’est le mot _représentation_. A l’Odéon, on n’a pas fait une étude suffisamment artistique de la mise en scène. Que le surlendemain les deux mêmes acteurs reparaissent dans _Mademoiselle de Belle-Isle_, sous les traits du duc de Richelieu et du chevalier d’Aubigny, voilà encore des images initiales qui sont dans un certain rapport, d’une part, avec le marquis de Presle et Olivier de Jalin, d’autre part, avec Montmeyran et Raymond, mais qui se distinguent cependant par des nuances multiples d’une grande importance, auxquelles s’ajoute la différence des époques, des costumes, des milieux, des caractères historiques, etc.

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