Le vaudeville a vécu; et il ne ressuscitera pas plus que le génie dramatique de scribe

Le premier exigeait que je suivisse pas à pas le travail de la mise en scène, à partir du moment où l’auteur dépose son manuscrit jusqu’au moment où le rideau se lève pour la première représentation. L’auteur et le metteur en scène ne doivent jamais oublier que, depuis le moment où le rideau se lève, jusqu’à celui où il retombe, ils vont se trouver aux prises avec la logique inexorable de l’esprit. Cela paraît tout simple au spectateur qui ne paraît nullement s’en étonner, et qui n’y voit probablement aucune difficulté.

Toutefois, il ne faut pas que la tradition soit un esclavage, car nous avons vu précisément que quelques rôles peuvent changer d’aspect avec le temps dans la mesure où les idées elles-mêmes des spectateurs se modifient sous l’influence de circonstances fatales ou fortuites. Or, en physiologie, ou en psychologie, comme on voudra, on admet, en se basant sur des séries d’expériences pour ainsi dire quotidiennes, et que chacun peut contrôler par ses propres observations, que notre attention, ordinairement diffuse et mobile, peut, en se concentrant sur des impressions reçues par notre esprit ou sur des sensations éprouvées par un de nos organes, nous rendre insensibles à tout ce qui ne se rapporte pas exclusivement soit à ces impressions intellectuelles, soit à ces sensations organiques.

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