Le naturalisme imposerait des conditions nouvelles à l’architecture théâtrale

Dans la même pièce, la jeune fille, jalouse et nerveuse, raye le piano d’un geste sec et fiévreux; et les sentiments qui l’agitent se dévoilent instantanément. C’est en somme le triomphe de l’être humain sur la nature, de l’intelligence sur la matière. C’est d’ailleurs une faute, à mon sens, que de faire entrer Phèdre par la gauche et de la faire asseoir du même côté, de telle sorte que l’acte s’achève sans que le personnage principal, non seulement de cet acte, mais encore du drame tout entier, ait mis le pied sur le centre optique.

Certes il y fait des trouvailles originales; et il met en saillie les caractéristiques de tous ces personnages nouveaux dans le monde de l’art et jusqu’à celles même des métiers les moins avouables. Or il y a un remède efficace à la dégénérescence théâtrale qui nous menace; et ce remède c’est le retour fréquent au répertoire classique. Le rôle de la musique dans l’action dramatique est multiple, mais tend toujours à produire un effet d’accord ou de contraste, et à mettre en évidence les sentiments les plus secrets et les plus profonds de l’âme humaine.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *