La véritable scène où se meuvent les personnages du drame, c’est le cerveau même du poète:

Une première difficulté se présente, c’est de définir la fantaisie et de la distinguer de l’imagination. Le véritable orage qui s’apaise, c’est celui qui s’était soulevé dans le coeur de Valentin, et la véritable étoile, ce n’est pas celle que pourrait allumer le metteur en scène dans le ciel de son décor, c’est celle de l’amour qui se lève dans l’âme purifiée de Valentin. Toutefois, il y a là une ligne de partage assez nettement tracée: d’un côté, l’art dramatique, c’est-à-dire tout ce qui est l’oeuvre propre du poète; de l’autre, la mise en scène, c’est-à-dire ce qui est l’oeuvre commune de tous ceux qui, à un degré quelconque, concourent à la représentation. Nous poserons ce principe, qui n’a pas, il semble, besoin de démonstration: l’a mise en scène doit correspondre exactement au milieu social, c’est-à-dire doit convenir à l’état social des personnages mis en scène et s’adapter à leurs moeurs et à leurs usages. A gauche et à droite sont deux zones, qui sont plus ou moins invisibles, celle de gauche à un certain nombre de spectateurs placés du côté gauche, celle de droite à un certain nombre de spectateurs placés du côté droit.

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