Je ne me suis pas dérobé à l’obligation de la soumettre à l’analyse critique

En dehors de ces quelques cas, je considère la lorgnette comme essentiellement contraire au plaisir purement artistique que nous allons chercher au théâtre. Un tel exemple est de nature, il semble, à nous rendre légèrement sceptiques relativement à la valeur de la couleur locale. Pour conclure, je crois que l’on pourrait procurer un plaisir dramatique très vif aux spectateurs français, en montant sur nos scènes les plus belles oeuvres des théâtres étrangers, espagnols, anglais et allemands, à la condition qu’on respectât la division générale et qu’on n’altérât pas l’intégrité de chaque acte par l’introduction d’entr’actes entre les divers tableaux qui le composent.

Au moment où Joad s’écrie: Soldats du Dieu vivant, défendez votre roi, le fond du théâtre s’ouvre. On a pu m’accorder les propositions émises précédemment et en reconnaître la justesse. Aucun jugement critique ne dépasse celui-là, en rigueur et en vérité tout à la fois, car il est porté par l’esprit, dégagé des séductions de la mise en scène et soustrait aux complaisances faciles de nos organes.

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