J’ajouterai une remarque générale pour clore ce chapitre

Dans tout le premier acte, Phèdre est sous l’empire du mal qui la tue, et l’actrice en exprimera facilement tous les sentiments, si elle a en quelque sorte revêtu l’aspect extérieur du personnage.

Dans le domaine littéraire, on peut la ressentir à l’audition ou à la lecture des oeuvres les plus diverses, et elle est d’ailleurs variable d’intensité. Nous-même, nous nous apercevons que notre esprit est moins homogène que celui de nos pères et qu’il est en proie à l’esprit d’analyse. La diction et les gestes doivent, eux aussi, concourir au même effet général, s’écarter de la logique dans les limites du compréhensible, et présenter toujours un rapport, amusant pour l’esprit, entre la fiction et la réalité. Il arrive même un moment où l’acteur a perdu toute faculté de création nouvelle, et semble absorbé dans un rôle unique dont il ne pourra désormais se débarrasser, car il en a pris définitivement la ressemblance, la voix, le port, les allures, les manières et jusqu’aux tics particuliers.

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