Il y a donc un degré d’exactitude au delà duquel la mise en scène deviendrait non

Il ne peut en être qu’une des causes formelles. Pendant le temps des répétitions, on confectionne les costumes, dont les dessins exigent beaucoup de goût et demandent souvent de longues recherches. La plupart du temps sans doute le spectateur n’éprouve qu’un ennui que dissipe le lever du rideau; mais quelquefois la longueur de l’entr’acte nuit à l’effet dramatique.

Ce sont là, en effet, les conditions désastreuses dans lesquelles une oeuvre dramatique paraît sur le théâtre. Erreur de l’école réaliste. On voit ainsi que le rythme scénique suit dans tous ses mouvements le rythme esthétique, et que les déplacements des personnages ne sont pas arbitraires. Chacun d’eux joue donc un rôle, plus ou moins important, et à un moment donné aide au développement du drame et souvent concourt à une de ses évolutions. C’est cette aptitude, cette conformité naturelle que consultent surtout les auteurs et les directeurs de théâtre quand il s’agit de distribuer les rôles d’une pièce; et l’importance en est tellement grande pour le résultat final, qu’il arrive à chaque instant aux auteurs, en concevant et en écrivant leurs pièces, de se composer une troupe idéale de comédiens connus, et, bien mieux encore, de conformer l’image du rôle qu’ils dessinent à l’image personnelle de tel ou tel artiste.

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