Il y a donc dans l’art théâtral une juste balance à tenir, un état d’équilibre à

L’art dramatique est donc sur une pente toujours dangereuse, sur laquelle il lui est malheureusement trop facile de se laisser glisser. A cinquante ans, on n’aime pas comme à vingt-cinq, ou, si on est affecté de la même complexion amoureuse, on est qualifié différemment.

Or le théâtre ne peut en toute sûreté aborder que la représentation de l’idée générale, de telle sorte que, si le cas particulier devait être représenté, il faudrait de la part de l’auteur beaucoup d’habileté et de préparation pour le faire admettre par le public. On voit en quels sens divers le talent d’un comédien peut toujours progresser par l’observation; c’est un art qui n’est jamais immobile, mais qui se renouvelle constamment et qui, dans son évolution, suit les évolutions des idées humaines. La locomotive et les voitures du train n’avaient que les dimensions que leur imposait la perspective théâtrale, et par conséquent elles étaient trop petites pour la distance réelle. Au Châtelet, comme à la Gaîté ou à l’Ambigu, c’est au contraire au décor peint qu’il faudra uniquement demander un accroissement de mise en scène; car on ne peut modifier le matériel figuratif sans changer l’effet spécial qu’en attend le spectateur.

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