Il serait donc désirable qu’on la changeât de place, et qu’on la mît, par exemple, au

Le théâtre de M.

Des mouvements scéniques dans _Phèdre_.

D’ailleurs le procédé qui consiste à renouveler, les rôles un à un, soit par le moyen de doublures, soit en utilisant les nouvelles acquisitions du théâtre, est utile s’il ne s’agit que de remédier à un accident imprévu ou de favoriser les débuts d’un acteur; mais en soi il est mauvais, parce qu’il porte le trouble dans un ensemble habilement combiné, et parce qu’il ne permet pas de plus larges corrections qu’autorise seule une nouvelle mise en scène. C’est qu’en effet c’est une qualité chez un militaire d’être bref, énergique, et d’avoir en même temps le coeur bon et sensible, et que par conséquent on peut rire des exagérations burlesques de ces mêmes qualités. On pourrait dire, en quelque sorte, que la sensibilité énergiquement surexcitée d’un de nos organes anesthésie momentanément nos autres organes. On en a un exemple saisissant dans l’_Oedipe roi_, tel qu’on le joue à la Comédie-Française où il est admirablement mis en scène. Viens sur mon coeur; que le tien le sente battre, et que ce beau ciel les emporte à Dieu. L’abus ou l’excès de la mise en scène est donc ainsi contraire aux progrès de l’art dramatique.

Nous avons tous vu des théâtres de formes les plus diverses, les uns ouverts, les autres fermés, souvent chez différents peuples; nous avons assisté à de nombreuses représentations dramatiques; nous possédons dans notre imagination une ample collection, un peu confuse, mais très riche, de costumes de tous les âges; nous connaissons plus ou moins les moeurs des nations anciennes et modernes ayant joué un rôle important dans l’histoire; enfin, nous sommes familiers avec les légendes héroïques, les mythologies, souvent même avec les langues des pays étrangers. Ce n’est pas la musique qui fait couler nos larmes, ce sont celles qui tombent goutte à goutte des yeux et du coeur de la reine.

C’est une succession de tableaux de genre, faits d’après nature, à tous les degrés de la vie sociale, depuis ses bas-fonds jusqu’aux couches supérieures.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *