Depuis que mon attention s’est arrêtée sur la mise en scène, j’ai pu admirer la science

Le rôle du choeur, en effet, est tantôt actif, tantôt passif. Ce n’est pas la musique qui fait couler nos larmes, ce sont celles qui tombent goutte à goutte des yeux et du coeur de la reine. Toutefois, une réflexion s’impose, qui nous permet de ne pas tenir grand compte de ce vieillissement certain: c’est que, dans une oeuvre dramatique, la mise en scène est la partie essentiellement destructible. C’est après quelques instants remplis d’une ardente espérance, sous tous les regards du public et sous ceux de la reine déjà anxieuse, que paraît enfin le roi.

Quant aux objets représentés, qui par leur nature auraient pu faire partie du matériel figuratif, il est important qu’ils soient peints largement, sans aucune recherche du trompe-l’oeil. Mais, pour un même moment, le peintre et le décorateur ne peuvent de la même manière associer la nature à des actes humains. Eh bien, ces nuances qui différencient les images initiales de ces rôles, il faut ne pas les laisser perdre; elles doivent se retrouver à tous les moments de l’action, dans toutes les attitudes, dans les moindres gestes, dans la façon d’entrer et de sortir.

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