De là, pour le comédien, naît une certaine tendance à devenir caricaturiste, tendance qui s’affirme surtout

Imperfections de la mise en scène réelle. La fontaine, qui procure à nos yeux l’illusion de la réalité, n’est donc pas la cause finale de la scène entre Sichel et Sûzel; elle n’en est que la cause formelle. Il n’y a donc rien d’absolu dans les difficultés que le temps ou la distance offre à la mise en scène.

Un directeur privilégié et garanti par l’État contre des pertes trop sensibles a pour devoir de ne pas sacrifier l’art à un désir de gain immodéré. De l’intuition et de l’introspection. Les figurants, il est vrai, n’ont plus à réciter les choeurs de Sophocle, d’Euripide et d’Aristophane, qui comptent parmi les plus beaux morceaux que nous ait laissés la poésie lyrique.

Les exemples que l’on pourrait citer sont innombrables. Les actrices moins portées à exagérer les effets. Une actrice intelligente ne saurait hésiter. De l’individuel et de l’exceptionnel. S’il est sensible que le poète a remonté de l’idée au phénomène, comme c’est le cas dans l’exemple précédent, il ne faut pas présenter un ordre inverse au spectateur, et, par conséquent, la mise en scène doit laisser l’idée seule se manifester et éveiller le phénomène dans l’imagination du spectateur, comme cela a eu lieu dans celle du poète.

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