Dans un salon, par exemple, où une femme reçoit à certain jour des visites, le nombre

_Le Monde où l’on s’ennuie. Les comédiens qui passent par ces épreuves se corrigent ainsi incessamment du maniéré, du cherché, des gestes inconscients et des défauts de diction inhérents à la conversation courante.

Ce qui domine donc tout d’abord la mise en scène d’une oeuvre dramatique, c’est le jugement littéraire qu’en porte le directeur chargé des soins et de la responsabilité de la représentation. Il faut éviter les contradictions qui pourraient naître de la mise en scène, telles que les détails du décor qui ne répondraient à aucune des circonstances du poème; les costumes qui ne conviendraient pas à la condition des personnages ou à leur situation actuelle, le désaccord entre la figuration et les exigences du drame. On devait donc avoir grand soin de ne pas feuilleter les gravures de modes, les journaux illustrés, mais de s’inspirer de portraits, de bustes, de gravures, c’est-à-dire, en un mot, d’oeuvres d’art. La transparence de l’atmosphère, la netteté des lignes, l’égalité des effets, la coloration puissante des tons, ne semblent pas s’associer à la mélancolie humaine comme les paysages humides et crépusculaires du nord.

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