Dans nos théâtres, si tous les spectateurs étaient assis et dirigeaient leurs regards, comme cela serait

On comprendra, dès lors, que si l’intuition fournit aisément aux comédiens les images initiales de chacun de ces rôles, la réflexion, l’étude, la comparaison leur seront nécessaires pour arriver laborieusement à fixer toutes les images dérivées, dans lesquelles le spectateur doit toujours retrouver l’image initiale.

Dans _Lucrèce Borgia_, au contraire, le _De profundis_ ne nous émeut si profondément que parce qu’il terrifie les personnages du drame. Ce qui rend donc difficile la position d’un directeur subventionné, c’est la nécessité de réagir contre ce préjugé de la foule, sans être assuré que ses intentions seront bien comprises, et qu’on ne blâmera pas tout ce qui, dans sa conduite, mériterait précisément l’éloge.

Ce qui, dans tout drame et dans toute comédie, était idéalement vrai, c’étaient les vertus, les vices, les caractères ou les passions. Nous écartons tout d’abord les oeuvres classiques qui méritent une étude spéciale. Bien entendu il ne faudrait pas restreindre cette concordance entre un artiste et un groupe de rôles à de simples similitudes physiques.

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