Dans les chapitres précédents, nous avons parlé du jeu de scène, en le considérant comme un

En outre, les tons doivent être plus francs et choisis en vue de l’éclairage spécial des théâtres; les ornements doivent être d’un dessin plus simple et d’une plus grande sobriété de détails. Aujourd’hui, c’est tout le contraire; le choeur n’est qu’un accessoire, et parfois même on le supprime sans beaucoup de façons. Quant aux personnages, lorsque la situation détermine en eux l’apparition d’un sentiment de tristesse ou de joie, le chant qui succède chez eux au langage parlé donne à leur voix une qualité musicale corrélative de nos sentiments, et ajoute à la valeur de l’idée, exprimée par le couplet, l’expression intense qu’un genre aussi léger ne comporterait pas et que la musique ajoute sans transition, sans effort, par l’effet seul de sa puissance propre. Il faut naturellement tenir compte des rapports qui enchaînent les personnages à des objets fixes, placés à droite ou à gauche, tels qu’un bosquet, une table, un canapé, un autel, etc. C’est un moyen d’agir sur le système nerveux du spectateur, qui ne fait pas partie intégrante du drame; et si, par impossible, on pouvait concevoir un rapport entre un courant électrique et les ondulations nerveuses corrélatives de nos sentiments, on pourrait parfaitement dans les mélodrames remplacer l’orchestre par une pile électrique.

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