Dans le premier cas, nous serons moins exposés à subir l’influence de nos yeux, et l’attention

Un homme vif, actif, ne s’habille pas ou ne porte pas ses vêtements comme un homme lent et paresseux. Ses gestes ne sont plus désormais emprisonnés dans ses voiles, et c’est avec toute la furie d’une femme embrasée des feux de Vénus, qu’après avoir fait au fils de son époux l’aveu de sa coupable passion, ramenée à l’horrible réalité, elle saisira le glaive d’Hippolyte pour le tourner contre elle-même.

Le plus souvent, il sera prudent de s’en tenir à l’ancienne conception décorative qui ne recherche qu’un effet simple et général. Au cinquième acte, lorsque Chérubin, croyant embrasser Suzanne, embrasse le comte Almaviva, tout spectateur attentif à ses propres impressions s’apercevra que la réalité du baiser serait choquante si le rôle de Chérubin était rempli par un homme, et que si elle ne l’est pas, c’est qu’il sait que sous les traits et sous le costume du page c’est une femme qui donne ce baiser à l’acteur qui joue le rôle du comte. Le peu d’appareil des théâtres de province favorisait l’art dramatique.

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