C’est pourquoi nous ne verrons jamais se produire une pièce naturaliste, telle que les adeptes de

Au premier acte du _Monde où l’on s’ennuie_, lorsque le sous-préfet et sa femme sont introduits et se trouvent seuls dans le salon de la duchesse de Réville, la jeune sous-préfète s’approche du piano ouvert et se met à jouer un air d’opérette. Il est donc intéressant d’examiner dans quelle mesure les principes peuvent s’infléchir et s’accommoder à notre goût actuel. Entraînés par leur exemple, les Français à leur tour ont brisé cette triple entrave, ou plutôt ils n’en ont conservé qu’une seule, l’unité d’action. Quand l’amour s’insinue dans son coeur, c’est encore par les côtés sensuels de sa nature qu’il se laisse séduire: c’est la bonne odeur de la fenaison, la voix pure de Sûzel, qui s’unit à celles des faucheurs, les cerises, toutes glacées de la rosée du matin, que du haut de l’arbre lui jette en riant la jeune fille, les beignets succulents qu’elle a confectionnés de ses blanches mains, les oeufs frais dont elle lui donne le désir, et les belles truites qu’elle lui permet d’espérer.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.