C’est donc de l’attitude de la figuration que dépend l’impression que recevra le public

Daudet. C’est le cor qui déchaîne la mort dans cette nuit promise à l’amour et qui précipite le dénouement tragique. C’est à peine si la première proposition mérite que nous nous y arrêtions. Celui-ci sans doute peut à son gré déchaîner le vent et le tonnerre; il a sous la main, dans son magasin d’accessoires, l’outre d’Éole et le foudre de Jupiter; mais, pour peu qu’il ait conscience des conditions particulières de son art, il se gardera bien d’abuser de pareils effets. Cet exemple est de nature, il me semble, à faire saisir toute l’importance de la mise en scène. Dans la réalité, au moment où le mari apparaît, l’amant a pu être surpris se livrant à tels ou tels actes plus ou moins caractéristiques; mais ce sont là des cas particuliers et des circonstances accidentelles qui n’ajoutent rien au fait fondamental, qui est la trahison de la femme.

Bien au contraire, la représentation nous apporte souvent un désenchantement en quelque sorte prévu. Dans le vaudeville, la musique est donc un multiplicateur du sentiment qu’éprouvent ou qu’expriment les personnages.

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