Ce que nous cherchons dans le théâtre, en dépit de l’école réaliste, qui a absolument tort

Ce qui diminue toutefois un peu l’étendue de ces zones, c’est l’obliquité qu’on donne aux décors et le fréquent usage des pans coupés.

Il est donc nécessaire, dans l’étude des oeuvres dramatiques fondées sur le développement psychologique des sentiments, de distinguer celles où les émotions découlent de causes subjectives de celles où elles proviennent de causes objectives. Dans _la Jeunesse du roi Henri_, un des décors représentait un carrefour dans une forêt, et la perspective habile donnait à cette forêt de vastes proportions. Par conséquent, l’école est condamnée à n’introduire dans ses tableaux qu’un minimum d’action dramatique, et c’est à cela, en effet, qu’elle tend de plus en plus. Celle-ci doit donc, si elle veut rester fidèle à ses théories, ne jamais introduire de représentation idéale au milieu de tableaux fondés sur la présentation du réel. Au milieu d’une nature de carton peint, sous une lumière invraisemblable, s’accumulent alors des imperfections de toutes sortes, imperfections de décors, de costumes, de mouvements, de gestes, de diction, qui sont autant d’outrages à la beauté poétique.

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