Au bout d’un petit nombre d’années, les décorations d’une pièce et son matériel figuratif n’existent plus

_–Des repas de théâtre. Une femme parée de sa dignité mondaine n’a pas le même aspect extérieur que la même femme, sous les mêmes vêtements, prête à s’abandonner dans l’intimité à l’entraînement de son coeur. Certes ce sera un spectacle touchant si nous ne voyons en lui qu’un père, en tout semblable à nous, se lamentant sur la perte d’un fils bien-aimé. Ce sont les manifestations seules de la vie qui doivent faire l’objet de ce que l’école appelle ambitieusement ses expériences. Mais la situation est absolument différente au premier acte.

C’est d’ailleurs une faute, à mon sens, que de faire entrer Phèdre par la gauche et de la faire asseoir du même côté, de telle sorte que l’acte s’achève sans que le personnage principal, non seulement de cet acte, mais encore du drame tout entier, ait mis le pied sur le centre optique. Mais bien mieux, pendant qu’à la Comédie-Française, on joue _le Misanthrope_ en manteaux courts, on continue à le jouer à l’Odéon en habits carrés.

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