Ajoutons d’ailleurs que pour cette pièce tous les détails de mise en scène n’ont qu’une importance

_–_L’Ami Fritz. En voulant pousser trop loin l’unité de costume, on crée, comme à plaisir, des contradictions entre l’aspect extérieur des personnages et les sentiments qui les font agir. On ne peut nier que la réalité, en montant sur la scène et en venant y jouer le rôle qui lui est propre et y exercer une influence contingente, ne contribue, absolument comme cela se passe dans la vie, à modifier, à diversifier et, par suite, à enrichir la pensée poétique en lui fournissant des formes nouvelles et imprévues. Nous voyons le passé sous un angle différent. Cela ne pourrait se tenter qu’en rentrant habilement dans les lois les plus certaines de la mise en scène, c’est-à-dire en agissant préalablement sur le spectateur, en concevant une décoration capable, par la grandeur, la hauteur et la profondeur de la scène, ainsi que par des effets d’ombre ou de lumière, de faire naître une impression morale, que le spectateur transporterait alors dans le personnage.

Or, bien peu de spectateurs s’aperçoivent de ce qu’il y a de disparate dans ce mélange de modes qui ne sont point de la même époque.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *